À l’orée du XIXe siècle, à l’heure où la France vit sa révolution et où le Mont Saint-Michel est devenu une prison, le foisonnement musical des cours européennes, lui, bat son plein et voit notamment l’essor des ensembles à vents, qui permettent de faire circuler de grandes œuvres en petits effectifs.
Ainsi Schubert lorsqu’il compose sa 7e et dernière messe, écrit-il pour chœur et ensemble à vent. Les voix naturelles et pures de la Maîtrise de Sainte-Anne-d’Auray se marient aux bois et cuivres de l’ensemble Stradivaria dans une même respiration, pour incarner cette partition que l’on connaît sous le nom de Deutsche Messe, car l’emblématique représentant du romantisme allemand l’écrivit non pas en latin mais en allemand, qui plus est sur des textes non liturgiques. Elle a donc connu les réticences du clergé à sa création, mais elle a très vite acquis une grande popularité en Autriche et en Allemagne, le génie mélodique de Schubert agissant.
Programme
Franz Schubert : Salve Regina en si bémol Majeur (pour chœur a cappella)
George Druschetzky : Messe en si bémol
Franz Schubert : Deutsche Messe (pour chœur, octuor à vents et orgue positif)
Wolfgang Amadeus Mozart : Partita pour octuor à vents
George Druschetzky : Der Frühling (II), Punschlied, Sehnsucht, Zum Ball sur des textes de Friedrich Schiller (pour chœur et octuor à vents)
