Requiem de Fauré, œuvres de Lekeu et Gibert
Le deuxième volet du diptyque proposé par le Quatuor Girard sur la frontière crue de la mort s’ouvre avec un grand mouvement romantique de Lekeu, compositeur belge influencé par Franck, Beethoven et Wagner. L’ensemble Ô y répond par trois motets pour la Semaine Sainte de Gibert, dont l’écriture agit comme les miroitements de vitraux : une impression de cadeau et de poésie.
Les 2 ensembles se rejoignent quand s’ouvre enfin le texte du Requiem de Fauré, qui regarde la mort en face et ouvre la porte de l’espérance. Une douceur omniprésente émerge de sa musique, plus forte que les assauts de la souffrance. Cette douceur, renforcée par la transcription en musique de chambre pure, signée par le compositeur nantais Bertrand Richou, accentue l’intimité et la chaleur de cette œuvre immense.
Programme
Guillaume Lekeu : Molto adagio sempre cantante doloroso « Mon âme est triste jusqu’à la mort »
Christopher Gibert : Trois motets pour la Semaine Sainte, Ubi Caritas, Ave Verum, Adoramus te
Gabriel Fauré : Requiem (transcription de la partie orchestrale, Bertrand Richou)
