DE BACH A PIAZZOLLA : AFFINITÉS INSOUPÇONNÉES

Raphaël Feuillâtre Voir l'artiste

Voilà bien deux univers qu’une frontière irréductible semble séparer : d’un côté, Johann Sebastian Bach, figure emblématique de la musique savante occidentale, symbole de structure, de clarté et de pensée profondément construite. De l’autre, les maîtres espagnols, enracinés dans la tradition populaire où priment l’élan instinctif, la transmission orale et la liberté du geste. Un art savant codifié s’opposerait donc à une musique née du peuple, affranchie des cadres académiques ?

La guitare, instrument aux multiples visages, permet la rencontre entre ces univers : elle s’épanouit dans la rigueur contrapuntique de Bach comme dans la verve de la musique espagnole. Sa richesse expressive et sa capacité à faire dialoguer structure et spontanéité, révèlent des affinités insoupçonnées entre ces deux mondes : les lignes se croisent, les influences se répondent, et des univers que l’on croyait éloignés entrent en résonance.

Programme

Johann Sebastian Bach : Prélude n°1 en Do majeur, BWV 846, extrait du Clavier bien tempéré, Livre 1
François Couperin : Les Barricades Mystérieuses
Jacques Duphly : Médée
Joseph-Nicolas-Pancrace Royer : L’aimable
Johann Sebastian Bach : Concerto en Ré majeur, BWV 972, d’après A. Vivaldi (Allegro–Larghetto–Allegro)
Domenico Scarlatti : Sonate K. 208
Miguel Llobet Solés : Variations sur un thème de Fernando Sor, Op. 15 (La Folia)

– Entracte –

Miguel Llobet Solés : 2 chansons populaires catalanes : El noi de la mare & Cançó del lladre
Julián Arcas : Fantaisie sur des motifs de « La Traviata » de Verdi
Francisco Tárrega : Préludes n°5 et n°15
Isaac Albéniz : extraits de la Suite espagnole n°1, Op. 47 : Geranada, Asturias « Leyenda »
Agustín Barrios Mangoré : La Catedral : Preludio saudade, Andante religioso, Allegro solemne
Astor Piazzolla : Adiós Nonino